Il s’agit de la toute première Renault Clio Williams !
Le nom Williams
En mars 1991, à peine un an après le lancement de la Clio, Renault présente sa version sportive, la 168, qui succède à la Renault 5 GT Turbo. Une version encore plus musclée est ajoutée en 1993 : elle est baptisée Williams, symbolisant la victoire de l’écurie Williams-Renault au championnat du monde de Formule 1 l’année précédente. Le tirage de 2 500 exemplaires requis pour l’homologation a été rapidement dépassé, tant ce petit projet a été efficace et populaire. Cet exemple particulier porte le numéro 0001. La voiture a appartenu à Frank Williams, connu en Formule 1.
Numéroté
Grâce à son moteur de 150 ch et à ses suspensions plus rigides, elle domine les petites voitures de sport du moment. Les résultats sont incalculables : en 1993, Renault devient champion de France des rallyes dans les versions Groupe A et Nouloft. Détail particulier : les 3 800 premiers exemplaires de cette voiture sont numérotés sur une petite plaque située sur le tableau de bord : une pièce de collection, donc, qui vaut cher aujourd’hui.

Plus de puissance
En 1993, une version encore plus puissante de la voiture a été lancée avec le logo « Williams » en l’honneur de la victoire de l’équipe Williams-Renault au championnat du monde de Formule 1 de l’année précédente. La nouvelle voiture à hayon s’est avérée si populaire que la production minimale de 2 500 exemplaires requise pour l’homologation en compétition a été rapidement dépassée.
L’histoire de la Renault Clio Williams
La Renault Clio Williams est l’une des hot hatches les plus légendaires de l’histoire. Une voiture qui n’était pas seulement un hommage à l’équipe de Formule 1 Williams-Renault, mais aussi un jalon dans l’histoire des voitures de sport compactes.
Bleu sport
La Clio Williams était immédiatement reconnaissable à sa peinture bleu foncé, officiellement appelée « Sport Blue », avec des jantes dorées contrastantes – un clin d’œil aux voitures de Formule 1 de Williams à l’époque. Les passages de roues plus larges, le pare-chocs avant plus profond et le subtil aileron arrière lui donnaient une apparence plus musclée sans pour autant tomber dans l’exagération. Des écussons Williams ornaient les flancs et, à l’intérieur, on trouvait des sièges sport à la coupe profonde, une sellerie bleue unique et une plaque numérotée sur le tableau de bord, conférant à chaque Clio Williams une touche d’exclusivité.

Sous le capot : un chef-d’œuvre de Renault Sport
Le cœur de la Clio Williams était le quatre cylindres de 2,0 litres, basé sur le moteur de la Renault 19 16V, mais agrandi de 1,8 à 2,0 litres (moteur F7R). Il développe une puissance de 110 kW (150 ch) et un couple de 175 Nm, ce qui est impressionnant pour une voiture à hayon ne pesant que 990 kg à l’époque. Grâce à la modification de l’admission, des arbres à cames et de la culasse, il s’agissait d’un moteur de caractère : féroce à haut régime et doté d’une belle sonorité mécanique.
La puissance était transmise aux roues avant par l’intermédiaire d’une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports, avec des transmissions courtes qui garantissaient une expérience de conduite vive. Renault Sport a monté une suspension modifiée avec des voies plus larges, des ressorts plus rigides et un meilleur amortissement. La conséquence ? Une voiture au pilotage très précis, avec un jeu et un équilibre qui font encore référence aujourd’hui.
Une expérience pure
Ce qui rendait la Clio Williams vraiment spéciale, c’était la sensation qu’elle procurait. Pas d’interventions électroniques excessives, pas de modes de conduite artificiels, mais une expérience de conduite directe et brute. La direction était communicative, la suspension vous donnait un maximum de contrôle et la petite carrosserie légère la rendait rapide comme l’éclair dans les virages. C’était une voiture qui vous mettait au défi et vous récompensait, qui exigeait des compétences de pilotage, mais qui vous mettait aussi le sourire aux lèvres.
De l’édition limitée à l’icône
Pour des raisons d’homologation, Renault n’avait prévu de construire que 3 800 unités, mais la demande a été si forte que la production est passée à 12 100 unités de la Clio Williams 1. Deux autres versions ont suivi : la Williams 2 et la Williams 3, avec des différences minimes telles qu’une sellerie différente et des changements subtils dans l’habillage.
Un héritage durable
Aujourd’hui, la Renault Clio Williams est un classique recherché. Non seulement pour ses performances et son exclusivité, mais aussi pour sa pureté que l’on retrouve rarement dans les hot hat modernes. Elle a été le berceau du succès sportif de Renault et reste une voiture qui fait vibrer les passionnés d’automobile. Une véritable légende.









