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Critique Firefly (2025) : cet EV est-il une tentative chinoise pour atteindre la gloire européenne ?

août 25, 2025

L’essor du segment B n’est pas surprenant. Le marché des voitures électriques est en plein essor. De nombreux constructeurs européens ont électrifié leurs voitures à hayon, offrant ainsi un large choix aux consommateurs. Nio l’a également remarqué. Cependant, la marque n’avait pas encore de citadine. C’est pourquoi, faisant d’une pierre deux coups, Nio a introduit une nouvelle citadine sous la forme d’une nouvelle marque – Firefly.

Dans le studio de design de Nio à Munich, les concepteurs du Firefly se sont penchés spécifiquement sur les besoins du client européen. Alors oui, peut-on encore parler d’un vrai Chinois ?

Compact, mais plus spacieux que les autres

Pour Firefly, ils se sont donc penchés sur les modèles du segment B existant en Europe. Le résultat est une voiture qui fait les choses un peu différemment que d’habitude. L’une de ces choses concerne ses dimensions. D’une part, la voiture est reconnaissable en tant que citadine compacte ; d’autre part, elle offre plus d’espace que de nombreux concurrents.

Cette luciole mesure 4 mètres de long, 1,89 mètre de large et 1,56 mètre de haut. Plutôt large au niveau des hanches, donc, mais suffisamment maniable pour la ville. Son rayon de braquage est de 9,4 mètres. L’expérience montre que vous pouvez facilement faire des virages dans la rue avec ce véhicule. Le Firefly vous surveille grâce à des caméras situées sur les côtés et à l’arrière de la voiture, afin que vous ne heurtiez rien par inadvertance.

Plus d’espace (de stockage), plus de qualité dans la Firefly

Jolies ces dimensions, mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ? La Firefly a un empattement de 2,62 mètres. En revanche, la Renault 5, fer de lance du développement de la Firefly, a un empattement de 2,54 mètres. La différence n’est « que » de 8 centimètres, mais vous remarquerez que la voiture semble plus spacieuse que la française. Vous bénéficiez d’un espace supplémentaire à l’avant, avec un coffre de 92 litres ( !), de l’espace sur la première rangée de sièges, mais même sur la banquette arrière, vous pouvez tenir raisonnablement bien en tant qu’adultes, avec une entrée raisonnablement agréable grâce au toit légèrement plus haut. Le coffre offre 404 litres d’espace supplémentaire pour les bagages. Mais ce n’est pas tout.

L’intérieur de la Firefly est si bien agencé que même sous les sièges et dans le tunnel central, il y a beaucoup d’espace. Le groupe motopropulseur et les composants sont placés sous le plancher autant que possible, ce qui permet également de disposer d’espaces de rangement sous la banquette arrière et le siège passager. vous voyez, c’est pratique ! Ce sont les endroits dont vous avez besoin si, par exemple, vous voulez mettre quelque chose à l’abri des regards ou donner une place à des objets dont vous n’avez pas besoin dans l’immédiat.

Quelle que soit la façon dont vous garez la Firefly

À l’avant, il y a une console centrale entre les sièges avant, qui n’est pas reliée au tableau de bord. Ce n’est pas un défaut, mais une bénédiction. Supposons que vous gariez la Firefly dans le dernier compartiment disponible, mais qu’il s’avère étroit. Si étroit, en fait, que vous décidez de vous garer tout près d’un côté, pour pouvoir sortir de l’autre côté. Si vous relevez l’accoudoir, vous pouvez vous glisser de l’autre côté de la voiture pour sortir. Par ailleurs, ce tunnel central offre toujours l’espace nécessaire pour ranger des objets, une poubelle amovible et un porte-gobelet. Nous aurions aimé les avoir en double, mais il y a aussi de la place dans les portières. A l’arrière, en revanche, les passagers manquent de bouches d’aération et de ports USB.

Une sorte de petite Tesla ?

De plus, l’habitacle est spacieux grâce à la conception du tableau de bord. Là où certains constructeurs choisissent encore de présenter physiquement les différentes fonctionnalités, d’autres décident de tout regrouper dans un écran multifonctionnel. C’est le cas de la Firefly, dont l’intérieur rappelle un peu celui d’une Tesla.

En tant que conducteur, vous découvrez un tableau de bord soigné, un volant compact et aplati avec des boutons simplistes sur et derrière lui.

La technologie et la qualité comme points de repère pour Firefly

Au milieu se trouve un grand écran tactile central qui vous permet de tout contrôler. Des systèmes d’aide à la conduite à la navigation, des thèmes aux images des caméras. Le système est réactif, intuitif et, avec le design des menus, l’écran donne l’impression d’être une extension de votre smartphone. Vous pouvez également demander à « Lumo » d’effectuer des tâches, via la commande vocale. Derrière le volant, un autre petit écran affiche les principales informations destinées au conducteur.

Cette utilisation intuitive de l’écran en dit long sur la qualité de la Firefly. Non seulement le logiciel fonctionne de manière très raffinée et rapide, mais le reste de l’habitacle semble remarquablement solide. Cette sensation est déjà cultivée lorsque vous claquez la porte. Le bruit de la serrure est bien audible. Les matériaux sont également agréablement doux et la finition est meilleure que ce que vous pourriez attendre d’une voiture de cette gamme de prix. Des matériaux doux ont été appliqués sur toutes les surfaces en contact direct avec le véhicule. Et bien sûr, conformément au caractère de la Firefly, du cuir végétal est utilisé, combiné à du tissu.

Pouvez-vous dériver avec le Firefly !

Passons à la conduite de cette voiture. Pour commencer, cette voiture est équipée d’une propulsion arrière ! Alors oui, en théorie, elle peut dériver. Mais nous laisserons de côté ce comportement excessif pour l’instant. Le moteur électrique développe une puissance de 142 ch (105 kW) et un couple de 200 Nm, ce qui permet de passer de 0 à 100 km/h en 8,1 secondes. Dans la pratique, c’est plus que suffisant.

À l’usage, le Firefly se sent adulte. Ses dimensions compactes le rendent facile à diriger dans les virages serrés. Le rapport de poids de 50 % à 50 % contribue à une bonne dynamique. Cette Firefly n’est pas vraiment sportive, mais elle surprend positivement. L’essieu arrière multibras contribue au confort. Elle reste agréablement stable dans les virages, malgré sa carrosserie légèrement plus haute. Un autre avantage pour vous, en tant que conducteur, est que vous avez une bonne vue d’ensemble de la circulation, grâce au siège haut et aux grandes vitres.

L’homme et la machine vont (presque) de pair

La quantité de technologie présente dans la Firefly est presque sans précédent pour une voiture du segment B d’un peu moins de 30 000 euros. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour mettre en marche le « Pilot » qui, grâce au régulateur de vitesse adaptatif et à l’assistant de maintien de la trajectoire, rend la conduite très relaxante. Les kilomètres défilent à toute allure lorsque vous passez d’une ville à l’autre.

La seule chose qui pourrait être améliorée est le réglage du Pilot. Le changement de voie entraîne parfois une petite lutte avec le volant. Vous devez le diriger sur les lignes avec un peu de force. Ce serait bien si l’assistant de maintien de la trajectoire vous donnait carte blanche dès que le clignotant est allumé. Il s’agit là d’une question d’ajustement du logiciel, qui se fera très probablement par voie hertzienne dans un avenir proche. En outre, vous pouvez également choisir de n’utiliser que le régulateur de vitesse adaptatif. Les systèmes fonctionnent correctement malgré cette remarque.

Un rayon d’action étonnamment spacieux dans la Firefly

Même sur de longues distances, la Firefly parvient à afficher des chiffres de consommation favorables. Sur le papier, la batterie de 41,2 kWh devrait permettre une autonomie de 330 kilomètres. Ces valeurs WLTP sont toujours très optimistes, mais sur certains trajets autoroutiers, la Firefly parvient à enregistrer 13 kWh / 100 km. Calcul rapide, cela fait 39 kWh pour 300 kilomètres d’autonomie. Il vous reste donc encore un peu de puissance. Si vous savez maîtriser votre pied droit, la Firefly sait maîtriser sa consommation.

Le freinage régénératif fait également partie des options. On peut supposer que c’est la raison pour laquelle la Firefly enregistre des chiffres encore plus favorables en ville. En ce qui concerne la technologie de recharge, la Firefly est également à la hauteur de la concurrence. Vous pouvez recharger avec 11 kW AC et la charge rapide (DC) est possible jusqu’à 100 kW, des chiffres excellents dans ce segment. La voiture n’est pas équipée d’une pompe à chaleur, mais la batterie semble bien isolée.

Comparaison entre Firefly et la concurrence

Et puis la grande question : comment la Firefly se compare-t-elle à toutes ces petites voitures européennes ? Au prix de 29 900 euros, la première édition est richement équipée de série et dispose d’une batterie de 41,2 kWh. Si vous optez pour la version Comfort, vous paierez 32 500 euros et bénéficierez d’équipements de luxe tels qu’un toit panoramique, des sièges réglables électriquement et un hayon électrique.

Le segment B commence à peu près à 25 000 euros, avec les versions de base de la Citroën ë-C3 et de la Renault 5. Des voitures qui ne font pas le poids face à la Firefly, étant donné le nombre limité d’options. Si l’on en juge par la fourchette autour de 30.000 euros, on constate que la Firefly se situe au milieu du terrain et qu’elle constitue même une référence en la matière, compte tenu de son offre complète.

Tableau des prix des VE compacts 2025

Modèle/version Batterie Puissance Prix
Citroën ë-C3 YOU 44 kWh 83 kW (113 ch) 24 700 euros
Renault 5 FIVE 40 kWh 70 kW (95 ch) 24 990 EUROS
Citroën ë-C3 PLUS 44 kWh 83 kW (113 ch) 26 900 euros
Citroën ë-C3 BUSINESS 44 kWh 83 kW (113 ch) 27 150 euros
Renault 5 Evolution (40 kWh) 40 kWh 90 kW (120 ch) €27,990
Citroën ë-C3 Aircross YOU CR 44 kWh 83 kW (113 ch) 27 800 euros
Citroën ë-C3 MAX 44 kWh 83 kW (113 ch) 29 200 euros
Renault 5 Techno (40 kWh) 40 kWh 90 kW (120 ch) €29,990
Citroën ë-C3 Aircross YOU ER 54 kWh 83 kW (113 ch) 29 800 euros
Citroën ë-C3 Aircross PLUS CR 44 kWh 83 kW (113 ch) 29 900 euros
Firefly Première édition 41,2 kWh 104 kW (142 ch) 29 900 euros
Renault 5 Evolution (52 kWh) 52 kWh 110 kW (150 ch) €30,990
Mini Cooper E 40,7 kWh 135 kW (184 ch) 31.490 euros
Renault 5 Iconic Cinq (40 kWh) 40 kWh 90 kW (120 ch) 31 490 euros
Nissan Micra Advance (40 kWh) 40 kWh 88 kW (120 ch) 31.590 euros
Citroën ë-C3 Aircross PLUS ER 54 kWh 83 kW (113 ch) 31 900 euros
Citroën ë-C3 Aircross MAX CR 44 kWh 83 kW (113 ch) 32 000 euros
Firefly Comfort 41,2 kWh 104 kW (142 ch) 32.500 euros
Peugeot e-208 Style 50 kWh 100 kW (136 ch) 32.700 euros
Renault 5 Techno (52 kWh) 52 kWh 110 kW (150 ch) €32,990
Lancia Ypsilon électrique 54 kWh 115 kW (156 ch) €33,700
Citroën ë-C3 Aircross MAX ER 54 kWh 83 kW (113 ch) €34,000
Renault 5 Iconic Cinq (52 kWh) 52 kWh 110 kW (150 ch) €34,490
Opel Corsa électrique 50 kWh 100 kW (136 ch) 34.499 euros
Nissan Micra Advance (52 kWh) 52 kWh 110 kW (150 ch) 34 590 EUR
Mini Cooper SE 54,2 kWh 160 kW (218 ch) €34,990
Opel Corsa électrique LR 51 kWh 115 kW (156 ch) 35.499 euros
Renault 5 Roland-Garros (52 kWh) 52 kWh 110 kW (150 ch) 35 990 euros
Nissan Micra Evolve (52 kWh) 52 kWh 110 kW (150 ch) 36 490 EUR
Lancia Ypsilon LX électrique 54 kWh 115 kW (156 ch) €36,700
Peugeot e-208 GT Avantage 51 kWh 115 kW (156 ch) 36.950 euros

Qu’est-ce qui vous semble important ?

Dans Comfort, vous augmentez le nombre d’options, mais la capacité de la batterie reste la même. Cela fait réfléchir, car d’autres m C’est précisément pour cette raison que les marques proposent un bloc-batterie plus important. La Renault 5, par exemple, est équipée d’une batterie de 40 ou 52 kWh. Cela vous permet d’avoir une autonomie de 300 à 400 kilomètres en mode électrique. D’autres concurrentes, comme la Nissan Micra, la Peugeot e-208, la Vauxhall Corsa Electric et la Lancia Ypsilon, proposent des options similaires.

La question qui se pose alors est la suivante : qu’est-ce qui compte pour vous ? La technologie et le confort du Firefly ou la plus grande autonomie des autres modèles ? Il convient de noter que les versions les plus élaborées de la concurrence, y compris une batterie plus importante, sont plus chères que la Firefly. La position de la Firefly dans le jeu n’est donc pas encore si folle. Seul le choix de la batterie est (encore) limité.

Conclusion expérience de conduite avec la Firefly

Pour ceux qui apprécient la technologie et le luxe, la Firefly est une affaire irrésistible. En revanche, pour ceux qui privilégient l’autonomie par-dessus tout, ses rivales européennes peuvent constituer un meilleur choix. Avec son intérieur spacieux et son agencement intelligent, cette voiture compacte est étonnamment accueillante. Ajoutez à cela le fait que de nombreuses technologies sont de série, même dans la version de base, et la petite voiture a un design frais avec sa propre identité au sein du segment B. Le design est accentué par la partie arrière de l’habitacle, qui est en fait une partie de l’habitacle. Cette caractéristique est accentuée par la propulsion arrière, qui rend la conduite plus agréable et plus souple que vous ne l’imaginez. Avec son prix serré, la Firefly a de quoi secouer le segment B de manière considérable.

Nous pensons qu’il s’agit d’une chance pour les Chinois d’accéder à la gloire européenne.