Avantage fiscal supplémentaire 2026 : le taux d’imposition supplémentaire plus faible pour les voitures électriques restera en place
L’avenir des taxes additionnelles
L’orientation reste la même : à terme, tout le monde passera à un taux d’imposition supplémentaire de 22 %. Mais avant cela, la Chambre basse opte désormais pour un atterrissage en douceur, les modèles électriques bénéficiant toujours d’une réduction au cours des deux années de transition. Il y a encore un hic : cette proposition a été adoptée par la Chambre basse, mais le Sénat doit encore la voter le 16 décembre 2025. Une fois que le Sénat aura donné son accord, vous ne connaîtrez que le résultat final du revenu imposable supplémentaire en 2026. Dès que la réglementation sera publiée en décembre, les employeurs, les sociétés de leasing et les conducteurs d’entreprise pourront commencer à calculer et à anticiper les nouveaux pourcentages.
Taux d’imposition supplémentaire 2026 : 18 % sur les 30 000 premiers euros
En 2026, le taux standard (22 %) pour les VE sera réduit de quatre points de pourcentage. Par conséquent, vous facturerez 18 % sur les 30 000 premiers euros de la valeur catalogue. La réduction maximale s’élève à 1 200 euros. Au-delà de ces 30 000 euros, le taux de 22 % s’applique à nouveau. Ce sont surtout les véhicules électriques compacts et de milieu de gamme qui bénéficient de cette intervention.
Taux d’imposition supplémentaire 2027 : 20 % sur les 30 000 premiers euros
En 2027, l’avantage sera encore réduit progressivement. Un taux effectif de 20 % sur les premiers 30 000 euros s’appliquera alors, pour une prestation maximale de 600 euros. Le reste du système reste inchangé par rapport à 2026.
Taux d’imposition supplémentaire 2028 : tous à 22 pour cent
À partir du 1er janvier 2028, toutes les réductions disparaîtront, comme le montrent ces plans. Les voitures électriques relèveront alors pleinement du taux de majoration normal de 22 %.
L’allocation supplémentaire s’applique pendant cinq ans
Ceux qui immatriculeront une voiture électrique en 2026 ou 2027 bénéficieront d’un avantage plus long. En effet, le taux de la taxe additionnelle applicable sera à nouveau fixé pour 60 mois. Ainsi, pour les conducteurs professionnels qui peuvent changer de voiture de location à court terme, le moment de la commande redevient stratégiquement important.
L’histoire officielle
Jetons également un coup d’œil aux textes originaux de la Chambre des représentants, que l’on trouve à la page « VOTES (sur tous les amendements déposés au paquet « Plan fiscal 2026″ et sur les motions déposées) », section 36812-102. Ce document gouvernemental indique ce qui suit :
« Cet amendement permet d’éviter que les voitures électriques (VE) soient de facto plus lourdement taxées en 2026 dans le revenu imposable supplémentaire que les voitures à essence. En effet, le prix d’achat des petits véhicules électriques reste plus élevé que celui des véhicules à essence. Le taux d’addition actuel pour les VE est de 17 % pour les 30 000 premiers euros de la valeur catalogue et de 22 % au-delà. Dans le plan fiscal 2026, ce taux risque de passer à 22 % d’un seul coup. Les pétitionnaires proposent de procéder plus progressivement : 18 % en 2026 pour les 30 000 premiers euros, 20 % en 2027 et 22 % seulement à partir de 2028. Si un VE est acheté en 2026, l’ajout proposé de 18 % s’appliquera pendant 60 mois ; en bref, c’est la même chose que la situation actuelle. Cet amendement complète donc également la politique d’accompagnement indispensable qui fait actuellement défaut à la pseudo-taxe additionnelle proposée par le Cabinet.
La couverture est assurée par une réduction progressive du régime des jeunes travailleurs. Les pétitionnaires proposent de relever l’âge minimum des jeunes conducteurs d’un an, de 15 à 16 ans, d’ici à 2026, et de neuf ans supplémentaires, à 25 ans, à partir de 2027. Ce retrait progressif permettra aux propriétaires de jeunes retraités d’anticiper cette mesure s’ils le souhaitent au cours de l’année à venir. Les deux mesures – la réduction de l’avantage fiscal supplémentaire pour les VE et l’assouplissement du régime des jeunes conducteurs – contribuent à l’écologisation souhaitée du parc automobile aux Pays-Bas.
Le régime d’aide aux jeunes est fortement renforcé
Le renouvellement du rabais sur les véhicules électriques doit être financé par quelque chose. Cela se fera par le biais d’une intervention importante dans le programme « youngtimer ». À partir de 2026, la limite d’âge passera de 15 à 16 ans. Un deuxième saut suivra en 2027 : la limite passera à 25 ans. Seules les voitures de 25 ans ou plus continueront alors à bénéficier du taux favorable de 35 %. Les voitures plus jeunes, très appréciées depuis des années en tant qu’option commerciale avec un faible taux d’imposition supplémentaire, retomberont d’un seul coup à 22 %. Cette mesure concerne principalement les conducteurs de berlines haut de gamme plus anciennes, de grands breaks et de futurs classiques bien-aimés. Détail important : le taux d’imposition supplémentaire ne peut jamais dépasser les coûts réels supportés par une entreprise pour une voiture, le montant ne peut donc pas être illimité.
Qu’est-ce que cela signifie pour le marché ?
Pour les importateurs et les fabricants, le nouveau programme VE apporte un vent de fraîcheur. Les modèles des segments A, B et C (dont la valeur catalogue est comprise entre 20 000 et 40 000 euros) restent particulièrement attrayants pour les conducteurs professionnels. Cette catégorie constitue une base importante pour les ventes de VE aux Pays-Bas. Pour les jeunes, l’effet est exactement inverse. De nombreux modèles perdent leur avantage fiscal et deviendront donc moins populaires, en particulier dans les segments moyen et haut de gamme. L’incitation fiscale s’oriente clairement vers des voitures plus propres et plus récentes.
