Spotted : une Renault Scénic RX4
Les amateurs de voitures, en particulier, se plaignent parfois d’être « fatigués des crossovers ». Ce terme fait souvent référence aux modèles de type SUV. En réalité, un crossover n’est pas un type de voiture spécifique, mais plutôt le nom d’un croisement entre deux formes de carrosserie ou deux types de voitures traditionnels. En 2000, Renault a présenté un modèle que l’on peut vraiment qualifier de crossover et qui est aussi l’un des plus inhabituels : un croisement entre un véhicule tout-terrain et un… monospace !
Segments de marché émergents
La première génération de Renault Scénic a été l’un des premiers modèles à véritablement populariser le segment des monospaces compacts. Après son lifting en 1999, Renault a décidé d’explorer d’autres segments de marché sur la base de cette réussite. Les véhicules tout-terrain et les SUV ont lentement commencé à devenir populaires en Europe également. Ne serait-ce pas une idée de combiner ces deux segments de marché relativement nouveaux dans une seule voiture, a-t-on pensé chez Renault ?

Renault Scénic RX4 est un véhicule tout-terrain à part entière
Renault ne s’est pas contenté de doter le Scénic de pare-chocs plus résistants. Il est devenu une version tout-terrain à part entière, avec un groupe motopropulseur développé par l’Autrichien Steyr Daimler Puch, véritable spécialiste de la transmission intégrale. Outre les quatre roues motrices, le Scénic RX4 est doté d’une suspension renforcée, d’une hauteur de caisse accrue, d’une protection du sol et d’une protection de la carrosserie. Le RX4 n’était disponible qu’avec les moteurs essence et diesel les plus puissants du Scénic normal et uniquement avec une transmission manuelle.
La nouvelle suspension a pris la place de la roue de secours, qui a donc été déplacée vers le hayon. Le hayon ordinaire du Scénic standard a été remplacé par un hayon spécifique au modèle, avec la vitre arrière rabattue vers le haut et le reste du couvercle sur le côté. Pour gagner du poids, le hayon est en plastique.

Renault Scénic RX4 : un succès ?
Le Renault Scénic RX4 a pris un bon départ. En France, il a même été la voiture à quatre roues motrices la plus vendue en 2001. Mais les ventes ont rapidement décliné par la suite. Au final, quelque 40 000 unités ont été vendues au total, ce qui reste un bon score pour un modèle de niche. La production s’est poursuivie jusqu’en 2003, date à laquelle une nouvelle génération du Penic a été lancée. Le successeur de la version RX4 n’a pas vu le jour.
Le spécimen tacheté
Dans le centre de Hoorn, nous avons repéré cette Renault Scénic RX4 de 2003. Pour ceux qui s’y rendent régulièrement, cette Renault est quasiment incontournable dans le centre ville. À la connaissance de votre serviteur, il s’agit de l’une des deux RX4 de la ville. Il y en a encore pas mal, car la RX4 est aujourd’hui un modèle assez rare. Sur les 40 000 exemplaires, il n’en resterait que 1 500 dans le monde. Malheureusement, il est impossible de savoir combien d’entre elles sont immatriculées aux Pays-Bas, car la RX4 n’est pas enregistrée par le RDW comme un modèle à part entière.


Spot bonus : Renault Scénic Conquest
Cette semaine, nous avons même deux spots, car à quelques quartiers de là, nous sommes tombés sur son successeur en quelque sorte. En 2007, l’actuel Renault Scénic a lui aussi reçu un traitement tout-terrain. Mais cette fois, il s’agissait d’un traitement tout-terrain au sens le plus courant du terme. La voiture a reçu des pare-chocs plus robustes et une hauteur de caisse légèrement plus élevée, mais techniquement, elle est restée un Scénic standard à traction avant. Ce modèle s’appelait Scénic Conquest. Celui que nous avons vu date de 2008. Nous ne savons pas non plus combien de Conquest sont immatriculés aux Pays-Bas, car le RDW ne considère pas ce modèle comme une variante distincte.


