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Les amendes routières en fonction du revenu, une bonne idée pour les Pays-Bas ?

octobre 21, 2025

Amendes de circulation en fonction du revenu

Une étude menée par Wegenvignetten.nl auprès de 1 250 personnes montre que 38 % d’entre elles sont favorables à des amendes routières liées aux revenus, tandis que 37 % rejettent l’idée. Le reste (environ un quart) n’est pas encore sûr. Cela signifie que le camp favorable à l’idée est désormais le plus important.

Principalement des hommes et des résidents de l’est positif

Il est intéressant de noter que les hommes interrogés sont particulièrement enthousiastes : près de la moitié d’entre eux pensent qu’il serait plus juste d’aligner les amendes sur la capacité à payer. Chez les femmes, ce pourcentage est d’un tiers. Il existe également de nettes différences entre les régions. En Overijssel (46 %) et en Drenthe (45 %), le soutien est supérieur à la moyenne, tandis que la Zélande, avec 27 %, est nettement à la traîne. L’âge semble moins décisif : les vingtenaires comme les sexagénaires figurent parmi les plus fervents partisans.

La politique se tait

Si l’on examine les manifestes électoraux, on constate qu’un seul parti soutient activement cette idée : Volt. Son manifeste affirme littéralement que les amendes devraient être émises en fonction de la capacité à payer, afin que la sanction soit « appropriée pour chaque individu ». Les autres partis évitent le sujet.

Au contraire, le Forum pour la démocratie (FvD) et la BVNL estiment que les amendes aux Pays-Bas sont trop élevées et veulent les ramener à la moyenne européenne. Le VVD va dans le sens contraire et préconise des sanctions plus lourdes pour les soi-disant délinquants de la route. Les partis tels que le PVV, le D66, le CDA et GroenLinks-PvdA ne mentionnent pas du tout le sujet dans leurs programmes.

Comment fait-on en Suisse ?

L’idée des amendes dépendantes du revenu n’est pas nouvelle. En Suisse et en Finlande, le système existe depuis des années. Dans ces pays, le revenu détermine le montant de l' »amende journalière » : ceux qui gagnent beaucoup paient plus. L’objectif est que la sanction frappe tout le monde de la même manière, quel que soit le revenu.

Le système fait régulièrement la une des journaux pour ses montants extrêmement élevés. L’été dernier, par exemple, un automobiliste suisse s’est vu infliger une amende de près de 100 000 euros pour un excès de vitesse de 27 km/h. Le record remonte à 2010, lorsqu’un Suédois au volant d’une Mercedes avait dû payer plus de 700 000 euros.

Cela fonctionne-t-il vraiment ?

Des recherches menées en Finlande montrent que ces amendes entraînent à court terme une diminution des récidives en matière d’excès de vitesse. Au bout d’un an, cet effet s’estompe souvent à nouveau. Les partisans du système estiment que le principe est plus équitable : les conducteurs riches subissent également les conséquences de leur comportement. Au contraire, les opposants craignent que l’administration soit lourde et que le système soit difficile à mettre en œuvre.

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