Tout sur le covoiturage aux Pays-Bas
Qu’entend-on par covoiturage ?
L’autopartage consiste simplement à partager une voiture avec d’autres personnes. Cette voiture peut être la propriété de quelqu’un – voire d’une ou plusieurs personnes – et plusieurs connaissances, comme des voisins ou des amis, l’utilisent alors régulièrement. Mais cela peut aussi se faire par l’intermédiaire d’une plateforme professionnelle. Vous ne payez alors que pour l’utilisation.
Quelles sont les formes de covoiturage ?
Il existe environ trois formes de covoiturage aux Pays-Bas :
- mutuelle privée : vous vous mettez d’accord avec quelqu’un pour utiliser ensemble une voiture et partager les frais ;
- Initiative de quartier : un groupe d’habitants achète ou loue ensemble une voiture que les membres du groupe peuvent utiliser ;
- les plateformes commerciales : les entreprises proposent des voitures que vous pouvez utiliser à l’heure, à la journée ou à une partie de la journée et que vous pouvez souvent réserver au moyen d’une application. Les noms les plus connus d’entreprises proposant des voitures partagées sont Greenwheels, MyWheels et SnappCar.
Les avantages pratiques
L’autopartage peut s’avérer extrêmement pratique si vous n’avez besoin d’une voiture qu’occasionnellement. Si vous utilisez une voiture partagée par l’intermédiaire d’un partenaire commercial, vous n’avez pas à vous soucier de l’entretien, des contrôles techniques, des changements de pneus et des réparations imprévues, ni des coûts associés. De nombreuses plateformes s’occupent également de l’assistance routière et de l’assurance, ce qui vous permet de conduire en toute tranquillité.
L’utilisation de voitures partagées permet également d’éviter les problèmes de stationnement. Dans les villes, les places de parking sont rares et le stationnement coûte cher. Ne pas posséder de voiture peut vous éviter beaucoup de stress et vous faire économiser de l’argent. Si vous pouvez utiliser une voiture partagée de temps en temps, vous restez mobile.
Les inconvénients pratiques
Le covoiturage présente également un inconvénient. Vous dépendez beaucoup de la disponibilité de la voiture. En période d’affluence – par exemple les week-ends et les jours fériés – il peut être difficile de réserver une voiture. Si vous participez à un projet privé d’autopartage, vous devez prendre de bonnes dispositions concernant le nettoyage, le ravitaillement en carburant ou la recharge et les dommages éventuels, ainsi que la répartition des coûts fixes et des coûts d’entretien. Les malentendus à ce sujet peuvent peser sur la coopération et perturber les relations mutuelles.

Les avantages financiers
L’un des principaux avantages est bien sûr d’ordre financier. Ceux qui conduisent peu peuvent économiser beaucoup grâce au covoiturage. Les coûts fixes d’une voiture – assurance, taxe de circulation, entretien, dépréciation – sont largement éliminés. Vous payez pour l’utilisation à l’heure, à la journée ou au kilomètre et les coûts fixes sont pris en compte. Ainsi, si vous ne parcourez normalement que 5 000 kilomètres par an, par exemple, l’autopartage est souvent moins cher que la possession d’une voiture.
Les inconvénients financiers
Pour les conducteurs fréquents, le covoiturage est en fait défavorable. Vous pouvez ne pas avoir de voiture disponible et le coût total d’utilisation peut même dépasser le coût de possession de votre propre voiture. De plus, les plateformes commerciales vous obligent parfois à souscrire un abonnement. Ces frais mensuels viennent s’ajouter au coût total. En outre, les coûts supplémentaires pour des éléments tels que la navigation et les sièges pour enfants peuvent s’additionner.
Aspects fiscaux
D’un point de vue fiscal, le covoiturage peut être avantageux, en particulier pour les particuliers. Vous ne payez pas la taxe sur les véhicules à moteur et pouvez parfois déduire la TVA sur les frais d’exploitation si vous utilisez la voiture à des fins professionnelles par l’intermédiaire d’une plateforme qui émet des factures.
Pour les entreprises, l’autopartage peut contribuer à réduire la taille du parc automobile et donc les coûts (fiscaux). Toutefois, les utilisateurs professionnels doivent tenir compte des règles d’enregistrement du kilométrage et de la TVA en cas d’utilisation mixte.
Faut-il posséder une voiture pour pouvoir faire du covoiturage ?
Non. Vous pouvez également participer à l’autopartage sans avoir votre propre voiture, par exemple par l’intermédiaire d’une plateforme ou en rejoignant une initiative de quartier. Si vous avez votre propre voiture, vous pouvez la proposer vous-même via une plateforme. Vous récupérez ainsi une partie de vos frais fixes.
Comment trouver quelqu’un avec qui partager une voiture ?
Cela peut se faire de plusieurs manières :
- Le bouche à oreille au sein de votre propre réseau ;
- en ligne via des applications de voisinage telles que Nextdoor ;
- des plateformes de covoiturage spécialisées telles que SnappCar et MyWheels.
Dans l’autopartage privé, la confiance est importante. Il est utile d’avoir des accords clairs sur papier concernant l’utilisation, le partage des coûts et le règlement des dommages.
Avec combien de personnes par voiture le covoiturage est-il avantageux ?
Le point de basculement dépend de la fréquence d’utilisation et du coût. Dans la pratique, deux à cinq personnes par voiture est souvent la solution la plus rentable. Avec un trop grand nombre d’utilisateurs, la disponibilité des voitures devient trop limitée et la planification devient plus difficile.
Sociétés et plateformes de covoiturage
Les Pays-Bas disposent d’un large éventail de fournisseurs commerciaux, notamment
- Greenwheels : voitures à des emplacements fixes dans la ville, réservables à l’heure.
- MyWheels : utilisation flexible des voitures (électriques).
- SnappCar : location de voitures privées à d’autres personnes.
- Fetch Carsharing et Amber : entreprises qui partagent des voitures, souvent pour de grandes organisations.
Que devez-vous prendre en compte lorsque vous faites du covoiturage ?
Plusieurs éléments sont à prendre en compte pour le covoiturage. Pensez-y :
- Assurance – vérifiez si les dommages sont couverts et qui prend en charge les coûts en cas d’accident ;
- carburant ou charge – déterminez si la voiture doit être restituée avec le plein de carburant ou si elle doit être chargée ;
- l’entretien – s’agissant de parties privées, quelqu’un doit être responsable de l’entretien et de l’inspection ;
- disponibilité – planifiez à temps, en particulier pendant les périodes de forte activité.
Quelle est la différence avec la location?
L’autopartage est similaire à la location, mais la location implique généralement une utilisation courte, ponctuelle et exclusive d’une voiture auprès d’une société de location, souvent à un tarif plus élevé. L’autopartage est souvent plus flexible, moins cher pour des trajets plus courts et peut également se faire sur la base d’un abonnement. Souvent, les voitures partagées sont également disponibles plus près de chez vous, alors que les voitures de location se trouvent généralement dans un lieu central.
Quelle est la popularité du covoiturage aux Pays-Bas ?
Le nombre de voitures partagées aux Pays-Bas augmente. En 2024, plus de 100 000 voitures partagées étaient enregistrées aux Pays-Bas, réparties dans des centaines de villes et de villages. Des plateformes comme Greenwheels, MyWheels et SnappCar comptent ensemble des centaines de milliers d’utilisateurs.
Sa popularité est due à l’augmentation des coûts de possession d’une voiture, à la pression croissante sur les places de stationnement et au désir de voyager de manière plus durable. En particulier dans les zones urbaines, le covoiturage est désormais une alternative à part entière à la possession d’une voiture.
Conclusion
Le covoiturage offre des avantages pratiques et financiers à ceux qui n’ont pas besoin d’une voiture au quotidien. Les personnes qui envisagent de recourir à l’autopartage feraient bien de calculer soigneusement leur propre utilisation de la voiture et les coûts y afférents. Avec les bons arrangements et la bonne plateforme, l’autopartage peut être un choix judicieux.
