Essai pratique : C’est la perte d’autonomie d’une Volkswagen ID.3 après quatre ans et 160 000 kilomètres.
La solidité allemande ?
Les constructeurs automobiles promettent que les batteries des voitures électriques telles que l’ID.3 dureront beaucoup plus longtemps que la batterie de votre smartphone, qui rend souvent l’âme au bout de quelques années. Ils créent donc des conditions nettement plus favorables pour les batteries des véhicules électriques. Alors que la batterie de votre téléphone est rechargée quotidiennement de vide à plein sans refroidissement, la batterie d’un véhicule électrique est activement maintenue à température et rechargée de manière intelligente, avec une vitesse de charge parfois limitée.
Pourtant, nombreux sont ceux qui doutent encore de sa longévité. L’ADAC a donc fait le test et a conduit une Volkswagen ID.3 pendant quatre ans. 160 000 kilomètres ont été inscrits au compteur. La voiture a été mise à rude épreuve : conduite souvent difficile, utilisation parfois brutale et pas toujours respectueuse de la batterie. Pourtant, la batterie est restée remarquablement en bon état.

Perte de batterie ID.3 pas trop grave
Au début, les choses sont allées vite : après seulement 21 000 kilomètres, l' »état de santé » (SoH) était déjà de 96 %, soit une perte de capacité de 4 %. Mais ensuite, la perte s’est stabilisée. À 160 000 kilomètres, l’état de santé était encore de 91 %. En résumé : après 160 000 kilomètres, l’état de santé de la batterie est toujours de 91 %. À titre de comparaison, Volkswagen garantit une capacité de batterie allant jusqu’à 70 %. Cette limite inférieure est donc encore loin d’être atteinte.
ID.3 Pro S
La ID.3 testée était une version Pro S avec une batterie de 77 kWh. Sur le papier, cela représente une autonomie de 525 kilomètres. En réalité, selon l’ADAC, cette autonomie se situe entre 300 et 400 kilomètres, selon les conditions.
La consommation moyenne d’énergie s’est élevée à 23 kWh aux 100 kilomètres. Elle est évidemment plus faible en été, mais plus élevée en hiver. Détail intéressant : les mises à jour logicielles ont eu un impact notable sur la consommation. Grâce à l’amélioration du contrôle de la température, la consommation a diminué au fil du temps.

Peu d’entretien
Les coûts d’entretien ont été relativement faibles. En quatre ans, seules deux révisions ont été nécessaires, pour un montant de 500 € et 427 €. Pourtant, tout n’a pas été rose : l’ID.3 a connu une rupture de l’arbre de transmission, un hayon coincé, une antenne GPS cassée et, finalement, une batterie 12V défaillante. Pas de pannes choquantes, mais pas d’insouciance non plus.
Utilisé, mais loin d’être usé
Après quatre ans et 160 000 kilomètres, l’ADAC a mis l’ID.3 sur le pont pour une inspection occasionnelle complète. Que s’est-il passé ? Quelques éclats de pierre, un radiateur sale et une légère usure du châssis, mais rien d’inquiétant. L’impression générale : une voiture d’occasion, mais en bon état. La fin n’est pas encore en vue. L’ADAC souhaite maintenant continuer à rouler jusqu’à au moins 250 000 kilomètres pour voir comment la voiture se comporte à long terme.
