Article – Skoda Enyaq (2025) – Un choix judicieux ?
Un visage familier et un nouveau visage
À première vue, il n’y a pas grand-chose de nouveau dans l’Enyaq rénové. De profil et à l’arrière, rien ne semble avoir changé. Les designers de Skoda se sont entièrement concentrés sur l’avant pour ce lifting. L’Enyaq reçoit le design dit Modern Solid, que nous connaissons déjà de la nouvelle Elroq. Pas de calandre traditionnelle – il n’y en avait déjà pas – mais un « visage » encore plus étroit avec un panneau noir brillant (le « Tech-Deck ») et un bandeau lumineux continu (en option). Le logo Skoda a disparu. Désormais, le nom de la marque est inscrit sur le capot.

A partir de l’ancien
À l’intérieur, on a l’impression d’être au bon vieux temps – et nous le disons d’une manière positive. La disposition est logique, l’écran central de 13 pouces est lumineux et réactif et, heureusement, il y a encore de nombreux boutons physiques. Vous n’aurez donc pas à glisser sans cesse sur l’écran pour faire baisser la température.
La Business Edition que nous avons conduite porte bien son nom. Volant et sièges chauffants, accès sans clé, climatisation à trois zones : tout y est. Les matériaux utilisés sont en partie recyclés, mais ils ont l’air et la sensation d’être soignés et solides. Comme nous l’avons déjà écrit à propos de l’Elroq, Skoda sait comment construire un intérieur agréable.




Agréable et spacieux
La Skoda Enyaq a toujours été connue pour son habitabilité, et cela n’a pas changé. Avec un empattement de 2,77 mètres, il y a beaucoup d’espace à l’avant et à l’arrière, même avec de longues jambes. Le volume de chargement de 585 litres est satisfaisant, et en rabattant les sièges arrière, on obtient un volume de chargement de 1 710 litres.
Les commodités sont restées : un plancher de chargement hydrofuge, des poches partout, des crochets pour les sacs et, bien sûr, le fameux grattoir à glace dans le couvercle du coffre. En revanche, le coffre n’existe toujours pas.

Domaine de conduite Skoda Enyaq
Nous avons conduit l’Enyaq 85, la version à propulsion arrière avec la plus grande autonomie. Sous le plancher se trouve une batterie nette de 77 kWh, couplée à un moteur électrique puissant de 210 kW (286 ch). Il effectue le sprint de 100 km/h en 6,6 secondes, ce qui est largement suffisant pour une utilisation quotidienne.
Selon la norme WLTP, l’autonomie est de 575 kilomètres. Au cours de notre semaine d’essai – sous des températures agréables et dans des conditions d’utilisation mixtes – nous avons parcouru en moyenne 450 à 480 kilomètres. C’est plus que suffisant pour la plupart des trajets, y compris pour les sports d’hiver ou le camping en Italie.
La charge rapide est possible jusqu’à 135 kW. Ce n’est pas très impressionnant, mais grâce à une courbe de charge constante, la batterie atteint 80 % en un peu moins de 30 minutes. Certains concurrents – comme les VE de Hyundai ou de Kia – le font plus rapidement, mais en pratique, cela vous permet d’arriver à 80 % de la batterie environ 10 minutes plus tôt. Sur un long trajet, c’est quelque chose dont vous pouvez vous accommoder, et l’Enyaq n’est donc pas en reste à la station de charge. A la station de charge CA normale, elle utilise 11 kW, comme vous pouvez vous y attendre.

À l’aise
L’Enyaq fait ce qu’il est censé faire : rouler confortablement. Pas d’arêtes vives, pas de sportivité inutile. La direction est légère et prévisible, la suspension est souple. Notre voiture d’essai est équipée de la suspension DCC en option, qui vous permet de régler l’amortissement. C’est une bonne chose pour ceux qui veulent conduire un peu plus sportivement de temps en temps, mais en combinaison avec les grandes roues de 21 pouces, vous sacrifiez le confort. Notre conseil : optez pour des roues un peu plus petites et demandez-vous si vous avez vraiment besoin de cette suspension dynamique.

Conclusion – un choix toujours judicieux ?
Skoda n’a pas opéré de changement de cap radical avec l’Enyaq rénové – et ce n’était pas nécessaire. Ces dernières années, le modèle a déjà reçu plusieurs mises à jour du groupe motopropulseur et de l’infodivertissement, de sorte que le lifting est essentiellement esthétique. C’est juste assez pour le remettre dans la vitrine du magasin.
L’Enyaq reste exactement ce qu’elle doit être : spacieuse, confortable et bien équipée. Il ne s’agit pas d’une voiture excentrique, mais d’un véhicule électrique pratique et fiable que vous pouvez utiliser quotidiennement sans souci. La nouvelle Enyaq est proposée à partir de 42 990 €. Ceux qui souhaitent bénéficier de l’autonomie de notre voiture d’essai doivent compter sur un minimum de 48.990 euros.

