C’est peut-être votre dernière chance ! Leasing électrique en 2025 ou pas ?
Comment le taux d’imposition supplémentaire évoluera-t-il à partir de 2026 ?
Jusqu’à la fin de l’année 2025, un taux réduit de taxe additionnelle s’applique encore aux nouvelles voitures électriques en leasing. L’avantage se situe au niveau de l’accumulation : vous payez 17 % de taxe supplémentaire sur les 30 000 premiers euros de la valeur catalogue de la voiture. Ce n’est qu’au-delà de ce montant que le taux normal de 22 % s’applique. Cette construction rend le choix d’une voiture électrique plus intéressant sur le plan fiscal, surtout si vous optez pour un modèle dont le prix se situe juste en dessous de ces 30 000 euros.
À partir du 1er janvier 2026, cela changera. Pour chaque voiture électrique nouvellement immatriculée, vous devrez payer une taxe supplémentaire de 22 % sur la valeur totale du véhicule, c’est-à-dire même en dessous de 30 000 euros. Cela mettra fin à l’avantage fiscal qui rendait jusqu’à présent le leasing électrique attractif par rapport aux voitures à essence. Et ce n’est pas tout : le pourcentage en vigueur au moment de l’immatriculation reste en vigueur pendant cinq ans. Il est donc particulièrement intéressant de s’y mettre dès 2025.
Comment fonctionne l’impôt supplémentaire ?
Le revenu imposable supplémentaire est la règle fiscale qui s’applique lorsque vous utilisez également votre voiture de leasing professionnel à titre privé. L’administration fiscale considère qu’il s’agit d’une forme de salaire en nature et ajoute donc à votre revenu imposable un pourcentage de la valeur catalogue de la voiture. Vous payez alors l’impôt sur le revenu sur ce montant.
La valeur du catalogue sur laquelle est calculée la valeur imposable supplémentaire est plus que le simple prix de vente. Il s’agit du montant fiscal total, c’est-à-dire TVA et MPB inclus. Cette BPM, la taxe sur les voitures particulières et les motocycles, est liée aux émissions de CO₂ d’une voiture et peut donc augmenter considérablement pour les voitures à carburant, également en raison des options et des accessoires d’usine. La situation est différente pour les voitures électriques. Sur le papier, elles n’émettent pas de CO₂ et sont donc exemptées de la BPM.
Taxe supplémentaire : électricité contre carburant
Cela ne signifie pas nécessairement que la valeur catalogue d’une voiture électrique est moins élevée. Un exemple permet de comprendre la différence.
Supposons que vous ayez devant vous deux voitures presque identiques : une version tout électrique et une version mild-hybrid. Dans le cas présent, il s’agit de la KGM Torres EVX, la variante électrique dont le prix de catalogue est de 39 990 euros. La version mild-hybrid KGM Torres Hybrid est proposée à 38.990 euros. En d’autres termes, il n’y a que 1 000 euros de différence. Mais lorsque vous commencez à calculer les taxes supplémentaires, vous voyez apparaître une différence plus importante.
- Pour la version électrique 2025, vous paierez 17 % de taxe supplémentaire sur les 30 000 premiers euros, soit 5 100 euros.
- Sur les 9 990 euros restants, vous paierez 22 %, soit 2 197,80 euros.
- L’addition brute totale par an s’élève donc à 7 297,80 €.
- Le mild-hybrid est soumis au taux normal de 22 % sur le montant total de 38.990 euros. Cela signifie un taux d’imposition supplémentaire annuel de 8 577,80 euros.
La différence entre les deux voitures s’élève donc à 1.280 euros bruts par an. Sur une période de location de cinq ans, cela représente une différence de 6 400 euros bruts en faveur de la voiture électrique.
Et si la différence de prix est plus importante ?
Même lorsque la voiture électrique est nettement plus chère que la variante à carburant, le taux d’imposition supplémentaire joue en faveur de la variante électrique. Prenons l’exemple du Hyundai Kona. La version électrique a un prix de catalogue de 36 000 euros, tandis que la version mild-hybrid coûte 30 950 euros, soit une différence de plus de 5 000 euros.
- Avec la variante électrique, vous paierez 5 100 euros d’impôts supplémentaires sur les 30 000 premiers euros en 2025, et 1 320 euros sur les 6 000 euros restants.
- Total : 6 420 euros bruts par an.
- Pour le modèle mild-hybrid, le taux de 22 % s’applique à nouveau sur la totalité du montant, soit 6 809 euros bruts par an.
Ici aussi, c’est la variante électrique qui l’emporte : la différence annuelle est de 389 euros et, sur cinq ans, l’ avantage brut s’élève à près de 2 000 euros.
Taxe supplémentaire : électrique vs. électrique
Quelle sera l’incidence de ce changement sur le montant mensuel de la taxe additionnelle à payer avec une voiture électrique ? Le Skoda Elroq est un SUV électrique dont la valeur catalogue est de 34.990 euros. Si vous choisissez de louer cette voiture à partir de 2025, vous bénéficierez du taux réduit de la taxe additionnelle pendant cinq ans.
- Le calcul est le suivant : vous payez 17 % sur les premiers 30 000 euros, soit 5 100 euros.
- Sur les 4 990 euros restants, vous paierez 22 %, soit 1 098 euros.
- Au total, cela représente 6 198 € d’impôts supplémentaires bruts par an.
Si vous ne louez la même voiture qu’en 2026, le taux de 22 % s’applique sur le montant total de 34.990 euros. Cela représente un revenu annuel supplémentaire imposable de 7.698 euros. La différence ? Exactement 1 500 euros bruts par an. Sur cinq ans, cela représente donc une économie de 7 500 euros.
Conclusion : 2025, c’est le moment de choisir
Le leasing électrique en 2025 reste fiscalement intéressant. Grâce à la baisse du taux d’imposition complémentaire, vous pouvez bénéficier de coûts mensuels réduits jusqu’en 2030. Cet avantage disparaîtra le 1er janvier 2026. À partir de cette date, vous paierez le même taux d’imposition supplémentaire pour les voitures électriques neuves que pour les voitures à essence.
Ceux qui ont la possibilité de choisir une nouvelle voiture en leasing seraient bien avisés de se décider cette année. Car le leasing électrique en 2025, c’est cinq ans d’économies. Après cela, l’avantage fiscal disparaît et vous le constaterez directement sur votre fiche de paie.